Le sous-sol de Charleville-Mézières, marqué par les calcaires du Givétien et les alluvions de la Meuse, présente des contrastes de résistivité très marqués. En rive gauche, les formations du Muschelkalk peuvent masquer des poches de dissolution profondes. Un levé par sondages SPT ne suffit pas toujours à cartographier ces anomalies. La méthode SEV permet de discriminer les argiles de décalcification, conductrices, des bancs calcaires sains très résistants. Nous mobilisons un résistivimètre Syscal Pro avec dispositif Schlumberger, capable d'atteindre des profondeurs d'investigation de 60 mètres en configuration AB/2 maximale. L'interprétation des courbes de sondage croise les données de forages de la Banque du Sous-Sol et les logs géologiques disponibles au droit du site. Chaque campagne intègre une calibration sur affleurement pour valider les gammes de résistivité locales, essentielles dans ce contexte de karst sous couverture alluviale.
Un contraste de résistivité supérieur à 100 ohm.m entre deux horizons calcaires signale presque toujours un vide ou une fracturation ouverte sous Charleville-Mézières.
