Les hivers rudes et les étés capricieux des Ardennes mettent à rude épreuve les structures de chaussée. À Charleville-Mézières, où les amplitudes thermiques dépassent facilement 40 °C sur l'année, le gel peut pénétrer profondément dans les sols limoneux de la vallée de la Meuse. Une chaussée souple mal dimensionnée se dégrade en deux ou trois saisons, avec des fissurations en faïençage et des ornières précoces. Notre équipe technique aborde chaque projet en partant du sol support — sa nature, sa sensibilité à l'eau, sa portance à long terme. Avant de caler les épaisseurs de grave-bitume et de béton bitumineux, nous réalisons les reconnaissances géotechniques nécessaires, notamment l'essai de plaque de charge pour évaluer le module de déformation du support, et le CBR routier pour déterminer la classe de portance de l'arase selon le guide CEREMA.
Dans la vallée de la Meuse, une chaussée souple sans couche de forme adaptée aux limons perd 40 % de sa durée de vie en 10 ans.
